Culturel

Un repère majeur dans l’histoire du Municipe de Dorohoï est le premier pogrome antijuif initié en Roumanie en juillet 1940 et continué sous le régime du général Antonescu. La finalité du pogrome, c’était la purification de la nation roumaine par déporter les Juifs en Transnistrie. On a déporté de Dorohoï environ 10.000 Juifs, dont plus de 3000 ont été pourtant tués. Il y en a qui disent même que le nombre des Juifs assassinés a été encore plus grand, vers 5000.

Conformément aux documents historiques et à citer un article de la revue Opinia Studențească (L’Opinion Estudiantine) (signé par Oana Balan et nominalisé aux Prix du Club Roumain de Presse, Section Reportage-Enquête, 2007), les Juifs habitaient la région de Dorohoï depuis 1475 déjà.

De plus en plus nombreux s’y sont ensuite établis, en se réfugiant de la Pologne, de la Slovaquie ou de la Russie, pays où on les persécutait. Ils ont été bien accueillis en Moldavie, y compris dans Dorohoï, par conséquent, avant la seconde Guerre mondiale, la communauté de Dorohoï comptait plus de 10.000 Juifs, sur le tout de 14 mille habitants. Ils s’occupaient de l’artisanat et du commerce, ils avaient toute sorte d’ateliers et des boutiques, depuis des botteries et des ateliers de couture jusqu’à des boutiques de glace.

Dans le même article, on dit encore sur les Juifs de Dorohoï : Les „Jidani”, comme les appelaient la plupart, étaient des gens respectés dans la ville, ils avaient un statut privilégié et ils appartenaient à la haute société. Celui qui avait des amis juifs était considéré comme une personne influente.

De nos jours, il n’y a plus dans Dorohoï que quelques dizaines de Juifs. Le Cimetière Juif de la ville inclut à présent environ 4.000 tombes, et des 29 synagogues y fonctionnant avant la seconde Guerre mondiale, n’en restent que deux.

Afin de les commémorer, le Municipe de Dorohoï a décidé de fonder le premier musée de la Moldavie de nord consacré aux Juifs, musée construit par la Fédération des Communautés Juives de Roumanie, près de la Synagogue Bet Solomon, Place du Rabbin Pinchas Wassermann.